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29 | 11 | 2019

Investissements, levées de fond et stratégie lorsque l’on est positionné sur un marché de niche de la Foodtech : l’expérience d’Adoria

Investissements, levées de fond et stratégie lorsque l’on est positionné sur un marché de niche de la Foodtech : l’expérience d’Adoria

La fin de l’année est propice aux analyses sur la Foodtech et deux récentes publications, 2019 Food Tech State-of-the-Industry Report (Forbes / Britta Rosenheim) et the state of European Food Tech 2019 (DealRoom.co), nous offrent un panorama sur la diversité de ce secteur, des business models et des modes de financement de l’innovation.

Food-Tech-Landscape-2019-AdoriaL’investissement en capital dans la Foodtech représente en 2019 : 7 milliards d’euros aux Etats-Unis, 3 milliards d’euros en Asie et 2,3 milliards en Europe. Il se répartit sur 27 segments d’activité allant de la production de protéines alternatives à la gestion des déchets, en passant par les solutions de cuisine partagée.

Alors que les levées de fonds dans le secteur de la Foodtech atteignent des niveaux records, les investisseurs paraissent beaucoup plus mesurés lorsqu’il s’agit de financer les nouvelles solutions de gestion des approvisionnements ou de fabrication des repas pour la restauration hors domicile.

Les acteurs du capital risque ne sont pas les seuls à se montrer prudents. Dès qu’ils dépassent une certaine taille, les groupes de restauration collective et les enseignes de restauration commerciale se montrent particulièrement réticents à confier la gestion de leur cœur de métier à des startups de la Foodtech. La mise en place d’un ERP métier s’avère être un projet extrêmement stratégique pour eux et dès lors, la solidité financière et la fiabilité du prestataire sont des critères de choix décisifs.

Adoria, qui commercialise en mode SaaS l’ERP métier leader du marché, a réussi à mettre en place une stratégie financière propre à rassurer les groupes d’envergure mondiale qui sont devenus ses clients. Ce cercle vertueux a aussi conduit le groupe Accor à entrer à son capital, pérennisant ainsi ses capacités à rester sur le long terme l’acteur de référence du marché.

Voici les grands principes de cette stratégie financière :

Les choix stratégiques forts d’Adoria


Adoria a toujours adressé en priorité le segment des chaînes et groupes de restauration 
; ces derniers ont besoin d’un système informatique complexe pour piloter efficacement les activités de leurs multiples sites disséminés sur un vaste territoire. C’est le segment de marché à plus forte valeur ajoutée, et le meilleur tremplin pour un déploiement à l’international.

Adoria n’a jamais dévié de ce positionnement. Elle a notamment résisté à la tentation de « faire du chiffre » en évitant de s’adresser aux restaurateurs indépendants ou aux petites collectivités. Ce marché est certes très vaste, mais très concurrentiel et à faible valeur ajoutée.

Une approche ERP métier exclusivement en mode mutualisé et en SaaS : un modèle qui nécessite une approche financière extrêmement saine et pérenne

Rappelons les fondamentaux du mode SaaS : il faut un énorme investissement de départ, la montée en puissance des revenus est généralement lente, mais ensuite très solide et récurrente.

Les clients d’Adoria, spécialisés ou leaders sur leur marché, exigent que la solution évolue en permanence, tout en restant la plus avancée technologiquement.

Frédéric Montier, CEO d’Adoria :

« En quinze ans nous avons appris que pour durer sur notre marché, il faut accepter de réinvestir en permanence, et bien plus que dans d’autres secteurs de la Foodtech.

Nous avons donc adopté un modèle qui garantit à notre clientèle de grands comptes que nous serons toujours à même de nous financer de façon autonome ».

Voici les quatre aspects qu’Adoria est ainsi capable d’auto-financer :

  • L’actualisation technologique continue de la plateforme. Il est en effet vital de rester en phase avec l’écosystème de la Foodtech, dont les innovations et les ruptures amènent à progresser sans cesse
  • La mise à jour règlementaire et métier permanente dans un secteur de la restauration soumis à des exigences sociétales multiformes : traçabilité, équilibre alimentaire, allergènes, gestion des déchets, achats locaux, bio, impact carbone…
  • La capacité d’intégrer Adoria Global Solution dans l’ensemble des systèmes informatiques des clients mais aussi dans ceux de leurs fournisseurs
  • L’extension de la présence géographique en Europe en créant des structures à même de répondre de façon qualitative et durable aux besoins des acteurs locaux.

 

Le modèle financier d’Adoria


Le modèle d’Adoria est transparent et n’a jamais varié depuis la création de l’entreprise. Il a permis de générer de solides capacités d’autofinancement.

Ses principales caractéristiques sont les suivantes :

  • Une importante mise de fonds initiale par les actionnaires historiques
  • Pas d’appel à des fonds d’investissement

Malgré l’ampleur du marché auquel s’adressent les ERP spécialisés pour la restauration organisée, ils ne peuvent générer de multiples de valorisation satisfaisants sur l’horizon de sortie moyen des fonds qui investissent habituellement dans la Foodtech. Il aurait fallu pour les fondateurs d’Adoria s’engager sur un rythme de développement et une rentabilité qu’il aurait été impossible de tenir, et par la suite multiplier les rounds de financement à mesure qu’ils auraient « brulé » le cash des précédents.  A l’inverse, ces derniers ont misé sur la construction de valeur à long terme susceptible d’attirer un investisseur industriel capable, par synergie, d’augmenter la valeur des actifs technologiques d’Adoria.

  • La construction d’une trésorerie très significativement positive (30% à 40% du CA selon les années) grâce aux modes de facturation et d’encaissement (abonnement, BFR négatif)
  • En conséquence :
    • Aucun endettement, indépendance totale par rapport au système bancaire
    • pas de recours aux subvention ou aux fonds publics (à part quelques aides à l’export)
  • Un chiffre d’affaires récurrent à 95% grâce aux abonnements. Ce point est important car il démontre qu’Adoria est véritablement un modèle pur SaaS.
    En restant rigoureusement fidèle à ce modèle, Adoria n’a jamais été contrainte de céder de licences logicielles pour des raisons de trésorerie. Elle ne facture pas non plus de ticket d’entrée à ses clients, de sorte qu’aucun revenu exceptionnel passé ne viendra obérer ses résultats à venir. Cela explique la très grande régularité de la croissance de son chiffre d’affaires, année après année.
  • Une croissance soutenue et une rentabilité qui ont permis d’autofinancer systématiquement la R&D, qui représente 20% du CA
  • Des investissements rapidement amortis car passés le plus souvent en charges (les immobilisations de R&D sont insignifiantes)
  • En 2018 : la décision de s’adosser au Groupe Accor permet de multiplier l’ambition internationale de l’activité, et de sécuriser les ressources pour opérer une véritable accélération de son développement.

 

Cette stratégie permettra de lancer, dès le début 2020, une nouvelle version d’Adoria Global Solution : plus intuitive, elle intégrera de nombreuses innovations technologiques et sera l’offre la plus complète et la plus aboutie du marché.

 

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